En reconnaissant publiquement que Windows 11 souffre d’un véritable problème de confiance, Microsoft franchit une ligne symbolique rarement assumée par une grande enseigne technologique. Microsoft s'efforce désormais activement de rétablir la confiance qu'il a perdue au sein de la communauté Windows. Des rumeurs, confirmées par l'entreprise, ont rapporté que la grande enseigne technologique se concentre sur l'amélioration des fonctionnalités de base du système d'exploitation Windows 11 et de ses services sous-jacents. Ceux-ci sont devenus si problématiques que chaque nouvelle mise à jour introduit une multitude de problèmes, perturbant de nombreux systèmes et sapant la confiance des passionnés d'informatique. Grâce à un processus appelé « swarming », Microsoft déploie ses ressources techniques considérables pour résoudre rapidement ces problèmes, dans le but de faire de Windows 11 une référence en matière de performances et de stabilité. Cependant, cette tâche s'avère difficile, car la confiance s'est considérablement érodée ces derniers mois en raison des problèmes persistants rencontrés avec Windows 11. Reste donc à savoir si cet aveu marque le début d’un véritable changement de cap, ou s’il arrive trop tard pour un système d’exploitation déjà perçu par beaucoup comme imposé plutôt que choisi.
Au cours des derniers mois seulement, Microsoft a essuyé de vives critiques de la part d'utilisateurs mécontents de l'orientation prise par Windows. La société a tenté de positionner Windows comme une plateforme de pointe pour l'IA, en intégrant Copilot dans une multitude d'applications intégrées et d'interfaces utilisateur.
Cela n'a pas trouvé d'écho auprès des utilisateurs en ligne, toute mention de l'IA par Microsoft sur les réseaux sociaux suscitant des réactions négatives. La situation est devenue si grave à un moment donné que le président de Windows chez Microsoft, Pavan Davuluri, a été contraint de désactiver les réponses à un tweet qui mentionnait l'évolution de Windows vers une plateforme agentique alimentée par l'IA.
Le cauchemar du Patch Tuesday de Windows 11
Comme tous les deuxièmes mardi de chaque mois, Microsoft déploie de nombreuses mises à jour de sécurité visant son écosystème logiciel et en particulier Windows 10 et Windows 11. Mais les premiers retours après le Patch Tuesday de janvier 2026 ont rapidement convergé vers un symptôme particulièrement inquiétant : après redémarrage, certains systèmes Windows 11 restent bloqués avant même l’accès à la session utilisateur. Écran noir, redémarrages en boucle ou blocage sur des écrans intermédiaires, le problème touche directement le processus de boot, c’est-à-dire la phase la plus sensible du système d’exploitation.
La situation était telle que Microsoft a déjà publié deux mises à jour en une semaine pour corriger les problèmes occasionnés, mais ce dernier problème qui empêche les PC de démarrer n'a pas encore été résolu.
« Microsoft a reçu un nombre limité de signalements concernant un problème empêchant les appareils de démarrer avec le code d'arrêt "UNMOUNTABLE_BOOT_VOLUME" après l'installation de la mise à jour de sécurité Windows de janvier 2026 publiée le 13 janvier 2026 et des mises à jour ultérieures », a confirmé la société dans un bulletin en ligne. « Les appareils concernés affichent un écran noir avec le message "Votre appareil a rencontré un problème et doit être redémarré. Vous pouvez redémarrer." À ce stade, l'appareil ne peut pas terminer le démarrage et nécessite des étapes de récupération manuelles. »
Microsoft indique que ce problème est susceptible d'affecter les utilisateurs qui exécutent Windows 11 versions 24H2 et 25H2 sur des machines physiques, et qu'il explore actuellement des solutions et des contournements potentiels. En attendant, si vous rencontrez ce problème, vous devrez récupérer manuellement votre PC en accédant à l'environnement de récupération Windows et en désinstallant le dernier correctif de sécurité de janvier 2026.
Microsoft admet que presque toutes les fonctionnalités principales de son OS sont défectueuses
Microsoft a reconnu publiquement que plusieurs fonctionnalités centrales de Windows 11 sont gravement défaillantes. Cet aveu rare met en lumière un ensemble de dysfonctionnements profonds touchant le cœur même de l’OS : le Shell, l’interface, les modules XAML et divers processus qui structurent l’expérience utilisateur. Pour les professionnels de l’informatique, cette situation soulève des inquiétudes majeures quant à la stabilité du système, à la gestion de parc et à la stratégie de mise à jour.
Selon les détails rendus publics par l’éditeur, différents correctifs déployés ces derniers mois entraînent des plantages ou des comportements anormaux. Les symptômes sont variés : un menu Démarrer qui refuse de s’ouvrir, un explorateur de fichiers instable, la barre des tâches qui cesse de répondre, les Paramètres système qui ne s’affichent plus, des erreurs d’initialisation de ShellHost ou de StartMenuExperienceHost, voire des crashs répétés d’Explorer.exe.
Dans certains scénarios, l’interface se retrouve dans un état inutilisable dès la première connexion de l’utilisateur. Les environnements non persistants — par exemple les solutions VDI utilisées en entreprise — sont particulièrement touchés. Ce pattern suggère que le problème ne se situe pas uniquement dans l’interface, mais bien dans le chemin de provisioning des applications essentielles au cœur de Windows.
Il est intéressant de noter que, bien que Microsoft n'a reconnu le problème qu'en novembre 2025, celui-ci existait depuis la mise à jour Patch Tuesday de juillet 2025 (KB5062553), soit quatre mois avant la sortie de Microsoft. De plus, comme Windows 11 25H2 partage la même base de code que la version 24H2, la dernière mise à jour des fonctionnalités de Windows 11 est également concernée.
Par ailleurs, depuis le déploiement du correctif en octobre, de nombreux messages affluent sur les forums officiels de Microsoft et dans les...
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