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Patch Tuesday ou roulette russe ? Microsoft contraint de publier des mises à jour d'urgence pour Windows 11
Les derniers correctifs de sécurité ayant transformé des PC fonctionnels en machines bloquées

Le , par Stéphane le calme

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À force de multiplier les couches de sécurité et les correctifs mensuels, Microsoft semble avoir franchi une ligne rouge. Les dernières mises à jour de sécurité de Windows 11 ont provoqué des dysfonctionnements suffisamment graves pour empêcher certains PC de s’éteindre correctement ou même de laisser leurs utilisateurs se connecter. Un incident majeur, qui a contraint l’éditeur à publier en urgence des mises à jour hors calendrier, révélant une fragilité structurelle de plus en plus difficile à ignorer.

L’affaire aurait pu rester cantonnée à un bogue technique de plus, rapidement corrigé. Mais cette fois, les symptômes touchent au cœur même de l’expérience utilisateur. Un système d’exploitation qui ne s’éteint plus normalement, ou qui bloque à l’écran de connexion, cesse tout simplement de remplir sa mission première. Pour les particuliers, cela se traduit par de la frustration et des manipulations risquées comme l’arrêt forcé. Pour les entreprises, c’est un scénario autrement plus critique, avec des postes immobilisés, des utilisateurs bloqués et des équipes IT mises sous pression.

C'est dans une notification publiée sur son tableau de bord Windows Release Health que Microsoft a confirmé que certains PC fonctionnant sous Windows 11 23H2 pouvaient ne pas s'éteindre correctement après l'installation des dernières mises à jour de sécurité. Au lieu de se mettre en veille ou en veille prolongée, les machines concernées restent obstinément allumées, vidant leurs batteries et ignorant l'arrêt, comme si elles avaient leur propre volonté et ne voulaient pas connaître une inexistence temporaire.

Le problème est lié à Secure Launch, une fonctionnalité censée renforcer la chaîne de confiance au démarrage en s’appuyant sur l’UEFI et la virtualisation. Sur le papier, l’approche est louable. Dans la pratique, elle illustre une tendance inquiétante : chaque nouvelle brique de sécurité ajoutée au socle Windows semble augmenter la probabilité d’effets de bord imprévisibles.

Microsoft lance une mise à jour « out of band »

Dans l’écosystème Microsoft, une mise à jour dite « out of band » désigne un correctif publié en dehors du cycle habituel de mises à jour. Pour Windows, ce cycle est bien connu des professionnels de l’informatique : le Patch Tuesday, organisé une fois par mois, généralement le deuxième mardi, durant lequel sont diffusés les correctifs de sécurité et de stabilité.

Une mise à jour « out of band » rompt volontairement avec cette cadence. Elle est déclenchée lorsqu’un problème est jugé trop critique pour attendre le prochain Patch Tuesday, que ce soit en raison d’une faille de sécurité activement exploitée ou, comme récemment avec Windows 11, d’un bug bloquant qui affecte le fonctionnement normal des postes.

Le recours à une mise à jour hors bande est en soi un message fort. Il signifie que l’éditeur reconnaît un risque immédiat, soit pour la sécurité, soit pour la continuité de service. Dans le cas des incidents récents sur Windows 11, l’impossibilité d’éteindre correctement des machines ou de se connecter à un compte utilisateur rendait l’attente du prochain cycle mensuel tout simplement inacceptable.

Contrairement aux mises à jour mensuelles planifiées, les « out of band » sont souvent perçues comme des rustines d’urgence. Elles corrigent un problème précis, parfois au prix d’une vision plus globale de la stabilité du système. Leur objectif n’est pas d’améliorer l’OS dans son ensemble, mais de stopper une hémorragie, qu’elle soit opérationnelle ou sécuritaire.

L’existence même de mises à jour « out of band » met en lumière les limites du modèle de mise à jour continue. Plus les systèmes deviennent complexes, plus le risque d’introduire des régressions critiques augmente. Ces correctifs hors calendrier sont donc à la fois indispensables et révélateurs : indispensables pour réparer vite, révélateurs d’un équilibre fragile entre sécurité, rapidité et fiabilité.

L’OOB comme aveu de faiblesse

La décision de publier une mise à jour « out of band » n’est jamais anodine. Elle revient à admettre que le cycle normal de correctifs n’est plus suffisant pour contenir les dégâts. Microsoft a dû réagir rapidement face à des dysfonctionnements bloquants, mais cette réactivité masque mal le problème de fond. Pourquoi des mises à jour de sécurité, supposées être parmi les plus critiques et les plus testées, peuvent-elles casser des fonctions aussi basiques que l’arrêt ou la connexion à un compte utilisateur ?

Pour les responsables informatiques, ces correctifs hors cycle sont une source supplémentaire de complexité. Ils arrivent sans prévenir, perturbent les calendriers de maintenance et obligent parfois à déployer en urgence des correctifs qui n’ont pas bénéficié du même recul que les mises à jour mensuelles classiques.

Citation Envoyé par Microsoft
Après l'installation de la mise à jour de sécurité Windows du 13 janvier 2026 (KB5073455) pour Windows 11, version 23H2, certains PC équipés de Secure Launch ne peuvent plus s'éteindre ni passer en mode veille prolongée. À la place, l'appareil redémarre. Secure Launch utilise une sécurité basée sur la virtualisation pour protéger le système contre les menaces au niveau du micrologiciel lors du démarrage. KB5073455 est uniquement proposé pour les éditions Entreprise et IoT de Windows 11, versions 23H2.

Résolution :

Ce problème est résolu dans la mise à jour out-of-band (OOB) KB5077797, publiée le 17 janvier 2026 et disponible via le catalogue Microsoft Update, ainsi que dans les mises à jour publiées après cette date. Nous vous recommandons d'installer la dernière mise à jour pour votre appareil, car elle contient des améliorations importantes et des résolutions de problèmes, y compris celui-ci.

Ce n'est pas le seul problème qui se cache dans le lot de correctifs Patch Tuesday de janvier

Microsoft a également été contraint de reconnaître un autre problème : les profils de compte POP Outlook classiques peuvent se bloquer ou se figer après l'installation des correctifs de ce mois-ci, ce qui nous rappelle une fois de plus que si les bogues corrigés peuvent être invisibles, ceux qui sont introduits peuvent être douloureusement évidents.

L'avis est assez vague, Microsoft déclarant :

« Après la mise à jour de Windows 11 vers KB5074109 le 13 janvier 2026, les utilisateurs disposant de profils de compte POP Outlook signalent que Outlook ne se ferme pas correctement. Cela signifie que Outlook ne redémarre pas après sa fermeture.

« De plus, certains utilisateurs signalent des problèmes de blocage ou de gel de Outlook.

« Il s'agit d'un problème émergent, et nous ne disposons pas encore de tous les symptômes, mais nous mettrons à jour cette rubrique dès que nous en saurons davantage. »

Le Patch Tuesday a pour but de combler les failles de sécurité, dont certaines sont graves, et il est rarement judicieux de ne pas installer les mises à jour. Mais une fois de plus, une série de correctifs est arrivée avec des effets secondaires allant de l'irritant au perturbateur, selon le degré de confiance que vous accordez à votre système pour se comporter de manière prévisible lorsqu'on lui demande de s'éteindre.

Un coût caché pour les entreprises et les administrations

Pour les organisations, ce type d’incident a un coût bien réel. Temps passé à diagnostiquer, à communiquer avec les utilisateurs, à appliquer des contournements temporaires ou à déployer des correctifs d’urgence. Dans certains environnements sensibles, notamment industriels ou administratifs, l’impossibilité d’éteindre correctement des machines peut également poser des problèmes de conformité ou de sécurité physique.

À long terme, ces épisodes érodent la confiance dans le modèle de mise à jour continue de Windows. De plus en plus d’entreprises adoptent des stratégies de gel partiel des correctifs, retardant leur déploiement malgré les risques de sécurité, simplement pour préserver la stabilité de leurs systèmes.

Windows 11, une complexité devenue incontrôlable ?

Cet épisode s’inscrit dans une série déjà longue d’incidents liés aux mises à jour de Windows 11. À mesure que l’OS intègre des mécanismes avancés de sécurité, d’IA, de virtualisation et de télémétrie, sa surface de complexité explose. Chaque correctif agit comme une pièce déplacée dans un édifice devenu extrêmement fragile, où une modification localisée peut provoquer des réactions en chaîne.

Le discours officiel met en avant la nécessité de protéger les utilisateurs contre des menaces toujours plus sophistiquées. Pourtant, la sécurité perd une grande partie de son sens lorsqu’elle compromet la disponibilité du système. Un poste parfaitement sécurisé mais inutilisable n’est pas une victoire technologique, c’est un échec opérationnel.

Windows 11 : Microsoft admet que presque toutes les fonctionnalités principales de son OS sont défectueuses

Microsoft a été critiqué par Nvidia, car son Patch Tuesday d'alors entraînait des problèmes de performances dans les jeux. Le fabricant de GPU a publié un pilote de correction d'urgence pour résoudre ces problèmes.

Cette annonce fait suite à la vive réaction négative à laquelle le responsable Windows de la société a récemment été confronté en raison de l'évolution du système d'exploitation vers un OS agentique.

Tout cet enchainement d'évènements a peut-être contribué à ce que Microsoft reconnaisse publiquement que plusieurs fonctionnalités centrales de Windows 11 sont gravement défaillantes. Cet aveu rare met en lumière un ensemble de dysfonctionnements profonds touchant le cœur même de l’OS : le Shell, l’interface, les modules XAML et divers processus qui structurent l’expérience utilisateur. Pour les professionnels de l’informatique, cette situation soulève des inquiétudes majeures quant à la stabilité du système, à la gestion de parc et à la stratégie de mise à jour.

Selon les détails rendus publics par l’éditeur, différents correctifs déployés ces derniers mois entraînent des plantages ou des comportements anormaux. Les symptômes sont variés : un menu Démarrer qui refuse de s’ouvrir, un explorateur de fichiers instable, la barre des tâches qui cesse de répondre, les Paramètres système qui ne s’affichent plus, des erreurs d’initialisation de ShellHost ou de StartMenuExperienceHost, voire des crashs répétés d’Explorer.exe.

Dans certains scénarios, l’interface se retrouve dans un état inutilisable dès la première connexion de l’utilisateur. Les environnements non persistants — par exemple les solutions VDI utilisées en entreprise — sont particulièrement touchés. Ce pattern suggère que le problème ne se situe pas uniquement dans l’interface, mais bien dans le chemin de provisioning des applications essentielles au cœur de Windows.

Citation Envoyé par Microsoft
Après avoir équipé un PC avec Windows 11, version 24H2, mise à jour cumulative mensuelle publiée en juillet 2025 ou après (KB5062553), diverses applications telles que StartMenuExperiencehost, Search, SystemSettings, Taskbar ou Explorer peuvent rencontrer des difficultés.

Cela se produira dans les cas suivants :
  • Première connexion utilisateur après l'application d'une mise à jour cumulative.
  • Toutes les connexions utilisateur à une installation OS non persistante telle qu'une infrastructure de bureau virtuel (VDI) ou équivalent, car les packages d'application doivent être installés à chaque connexion dans de tels scénarios.

Il est intéressant de noter que, bien que Microsoft ne reconnaisse le problème qu'en novembre 2025, celui-ci existe depuis la mise à jour Patch Tuesday de juillet 2025 (KB5062553), soit depuis quatre mois.


Une mise à jour Windows a endommagé le bouton de connexion : Microsoft recommande de cliquer à l'endroit où il se trouvait auparavant

Microsoft a admis que la mise à jour KB5064081, qui ne concerne pas la sécurité, présente un problème qui rendra un peu plus difficile la connexion à votre ordinateur à l'aide de votre mot de passe. Selon...
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Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 26/01/2026 à 18:30


Ces défaillances en cascade ne pouvaient qu'arriver. La seule incertitude, c'était quand cela se produirait. On dirait qu'on y est.

A force de "changer pour changer", d'ajouter des couches et des couches sur des couches, d'intégrer à l'OS des "software" qui n'ont rien a voir avec l'OS, de se baser sur des fichiers XAML pour l'interface, d'aller de plus en plus vite pour tout changement, d'intégrer Copilote de force partout et dans tout, de réinstaller Edge même si on ne le veut pas, de faire des "mise à jour" même lorsqu'on éteint son PC en précisant qu'on ne veux pas installer des mises à jour, de tout faire reposer sur une connexion internet, j'en passe et des meilleurs.

MS s'est fourvoyé et est en train de détruire une "image de marque" positive en "mage de marque" négative.

Un OS devrait se contenter de jouer son rôle d'OS et rien de plus. Ici, on al'impression d'un immense "glougiboulba" et que plus personne ne s'y retrouve dans la base de code elle-même.

C'est incroyable, surtout que depuis la première version de Windows, tout ce que font 99% des utilisateurs, c'est de cliquer sur quelques icônes pour lancer les 3 ou 4 application qu'ils vont utiliser tout au long de la journée.

Le PDG n'est peut-être pas coupable, mais il est responsable, et devrait présenter sa démission.

Mais c'est une époque charnière, une époque où l'expérience et le savoir des anciens disparaît peu à peu, expérience qui "coûte trop cher" bien souvent. On voit le résultat. A force de donner plus d'importance au "marketing" qu'aux "techniciens", on en arrive a des situations comme celle que vit Microsoft.

Bah, ils devrait repartir de Win 3.11

BàV et peace & love.
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Avatar de Mingolito
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 26/01/2026 à 17:47
T'inquiète pas, c'est Copilot qui génère le code de Windows 11, qui débogue Windows 11, et bientôt Copilot va diriger Microsoft, tout est normal

C'est aussi Copilot qui va gérer les envois de missiles nucléaires, tiens ça me rappelle un film non ?

Pendant ce temps les employés de Microsoft de la génération Z passent leurs journées sur TikTok

3  0 
Avatar de Nb
Membre averti https://www.developpez.com
Le 26/01/2026 à 18:51
<< Le Patch Tuesday de Microsoft est censé incarner la routine rassurante de la maintenance informatique moderne >>
Heu....j ai jamais connu un seul admin rassuré par des patch microsoft quels qu ils soient, pro pas pro.
Microsoft incarne plein de chose mais vraiment pas la fiabilité lol
3  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 26/01/2026 à 17:43
Y-a-t-il encore un pilote dans l'avion?

Une IA peut-être avec son lot d'hallucinations...
3  1 
Avatar de edgarjacobs
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 26/01/2026 à 21:07
Hello,

Citation Envoyé par Mingolito Voir le message
.... tiens ça me rappelle un film non ?
Si c'est une question, le film c'est Wargames (1983).
1  0 
Avatar de OrthodoxWindows
Membre expert https://www.developpez.com
Le 26/01/2026 à 20:09
Visiblement c'est de pire en pire, à chaque mise à jour... Plus ça va, plus Microsoft s'enfonce.

Microsoft, en inventant, avec Windows 10, la prise en charge continue (là où avant, ça fonctionnait via des Service Pack occasionnel) à parallèlement introduit les versions LTSB (puis LTSC) pour les situations de production critique, correspondant à toute les situations où l'OS doit être stable, et ne pas avoir de comportement imprévu. Hors ces version fonctionnent comme par hasard sans mise à jour de fonctionnalité, mais uniquement de sécurité. De ce fait, Microsoft a avoué que les versions standards de Windows ne sont absolument pas fiable à cause des mises à jour intempestives et codées avec les pieds

Citation Envoyé par OuftiBoy Voir le message
A force de "changer pour changer", d'ajouter des couches et des couches sur des couches, d'intégrer à l'OS des "software" qui n'ont rien a voir avec l'OS, de se baser sur des fichiers XAML pour l'interface, d'aller de plus en plus vite pour tout changement, d'intégrer Copilote de force partout et dans tout, de réinstaller Edge même si on ne le veut pas, de faire des "mise à jour" même lorsqu'on éteint son PC en précisant qu'on ne veux pas installer des mises à jour, de tout faire reposer sur une connexion internet, j'en passe et des meilleurs.
+1000. Non seulement j'utilise une version LTSC de Windows, mais en plus, j'ai viré la quasi totalité des éléments XAML, Modern/FluentUI et autre parasite. J'ai aussi viré de très nombreux processus et service n'apportant que de l'instabilité, du tracking et une surcharge du matériel. J'utilise à l'usage quotidien un maximum de logiciel pourvu d'une interface C/Win32 standard, qui est la seule parfaitement compatible avec Windows depuis NT4, la plus rapide et la plus fiable. Tout les OS possèdent des compilateurs et des bibliothèque graphique plus ou moins bien intégrs, sous GNU/Linux, le phénomène est le même et diffère en fonction de plusieurs paramètre. Mais ce qui est cocasse avec Windows, c'est que c'est une technologie considérée comme héritée, apparu avec Windows NT 3.1, qui reste la plus fiable !

Citation Envoyé par OuftiBoy Voir le message
Bah, ils devrait repartir de Win 3.11
Selon moi, cette version, qui est la version finale intégralement fondée sur le DOS, était stable, mais fragile en raison de la conception du DOS.
Les Windows 9.x sont a oublier, des sortes d'OS mutant d'espace utilisateur 32bits sur un DOS toujours 16 bits. Quand à Windows NT, il a dés le départ été plus robuste. A partir de Windows Vista, il s'est mis à être plus stable et plus sécurisé, en grande parti grâce aux progrès hardware, à l'UAC et à l'abandon progressif d'ActiveX, mais malheureusement, il marque aussi le début des conneries de réinvention permanente de roue en terme de bibliothèques graphiques, et à une utilisation de langage managé (type .NET) pour des programmes qui n'auraient pas du l'être. Windows 8 marque quand à lui la première tentative d'introduction d'un écosystème inespéré du mobile, pour ce qu'il y a de pire (lourdeur, absence de choix, fichiers systèmes opaques et verrouillés, pas de personnalisation...). Quand à Windows 10, il marque le début de l'hère des mises à jours catastrophique, de l'absence de choix pour l'utilisateur, et du Windows ultra-bloaté par divers fonctionnalités aussi lourdes qu'inutile, en grande partie à cause de la généralisation de l'écosystème mobile introduit avec Windows 8 (Windows 11 semble juste être un Windows 10 avec les même défauts en 10 fois pire)
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