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Le cauchemar du Patch Tuesday de Windows 11 empire : Microsoft annonce que certains PC pourraient ne plus démarrer
L'entreprise a publié deux mises à jour en une semaine pour corriger les problèmes occasionnés

Le , par Stéphane le calme

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Le Patch Tuesday de Microsoft est censé incarner la routine rassurante de la maintenance informatique moderne : des correctifs de sécurité réguliers, prévisibles, et intégrés sans heurts dans les environnements professionnels comme grand public. Pourtant, une nouvelle fois, cette promesse se fissure. Avec la dernière mise à jour cumulative de Windows 11, Microsoft reconnaît officiellement ce que de nombreux utilisateurs et administrateurs soupçonnaient déjà : certains PC peuvent tout simplement refuser de démarrer après installation. Un scénario critique, qui prolonge une série d’incidents et relance le débat sur la fiabilité du modèle de mise à jour continue de l’éditeur.

Les premiers retours ont rapidement convergé vers un symptôme particulièrement inquiétant : après redémarrage, certains systèmes Windows 11 restent bloqués avant même l’accès à la session utilisateur. Écran noir, redémarrages en boucle ou blocage sur des écrans intermédiaires, le problème touche directement le processus de boot, c’est-à-dire la phase la plus sensible du système d’exploitation.

Ce qui rend la situation plus délicate encore, c’est la confirmation officielle de Microsoft. L’éditeur admet que certaines configurations sont affectées et que, dans des cas précis, la machine peut devenir inutilisable sans intervention manuelle. Pour les particuliers, cela se traduit par une expérience anxiogène. Pour les équipes IT, c’est un risque opérationnel majeur, notamment dans des contextes de déploiement massif ou de postes critiques.

Une mécanique de mise à jour de plus en plus contestée

Sur le plan technique, l’incident s’inscrit dans un contexte plus large. Windows 11 repose sur une accumulation de correctifs mensuels qui modifient à la fois le noyau, les composants de sécurité et les mécanismes de démarrage sécurisé. Chaque mise à jour devient ainsi un exercice d’équilibriste entre renforcement de la sécurité et stabilité globale du système.

Le problème, c’est que cette cadence ne laisse que peu de marge pour absorber les régressions. Dans ce cas précis, la mise à jour incriminée interagit avec des composants bas niveau, ce qui explique pourquoi le système peut échouer avant même l’affichage de l’interface graphique. Pour les professionnels, cela rappelle une réalité souvent sous-estimée : plus les mises à jour sont fréquentes et profondes, plus le risque d’incident systémique augmente.

Dans les entreprises, ce type de défaillance a un impact disproportionné. Un poste qui ne démarre plus n’est pas seulement un désagrément individuel, c’est une rupture de service. Support IT mobilisé en urgence, procédures de récupération, parfois réinstallation complète du système, voire restauration d’images disque : le coût réel dépasse largement le simple temps perdu par l’utilisateur final.

Les administrateurs systèmes se retrouvent face à un dilemme récurrent. Faut-il retarder systématiquement les mises à jour, au risque d’exposer les machines à des failles de sécurité ? Ou continuer à appliquer les correctifs dès leur publication, en acceptant une part de risque opérationnel ? L’épisode actuel renforce l’argument en faveur de stratégies de déploiement progressif, avec des anneaux de test stricts et des fenêtres de validation plus longues.


La communication de Microsoft sous pression

Microsoft a publié des recommandations temporaires et travaille sur des correctifs complémentaires. Mais, dans les faits, la communication reste prudente et parfois perçue comme tardive par la communauté technique. Les utilisateurs découvrent souvent l’existence du problème après avoir déjà subi la panne, ce qui alimente un sentiment de défiance.

Jusqu'à présent, la société a publié deux mises à jour d'urgence hors calendrier pour Windows 11 afin de corriger les bogues majeurs introduits avec les mises à jour de sécurité de ce mois-ci, mais ce dernier problème qui empêche les PC de démarrer n'a pas encore été résolu.

« Microsoft a reçu un nombre limité de signalements concernant un problème empêchant les appareils de démarrer avec le code d'arrêt "UNMOUNTABLE_BOOT_VOLUME" après l'installation de la mise à jour de sécurité Windows de janvier 2026 publiée le 13 janvier 2026 et des mises à jour ultérieures », a confirmé la société dans un bulletin en ligne. « Les appareils concernés affichent un écran noir avec le message "Votre appareil a rencontré un problème et doit être redémarré. Vous pouvez redémarrer." À ce stade, l'appareil ne peut pas terminer le démarrage et nécessite des étapes de récupération manuelles. »

Microsoft indique que ce problème est susceptible d'affecter les utilisateurs qui exécutent Windows 11 versions 24H2 et 25H2 sur des machines physiques, et qu'il explore actuellement des solutions et des contournements potentiels. En attendant, si vous rencontrez ce problème, vous devrez récupérer manuellement votre PC en accédant à l'environnement de récupération Windows et en désinstallant le dernier correctif de sécurité de janvier 2026.

Ce n’est pas la première fois que Windows 11 est confronté à ce type de crise. Depuis son lancement, le système accumule des mises à jour problématiques, parfois rapidement corrigées, parfois plus longues à stabiliser. À chaque incident, la même question ressurgit : les processus de validation internes sont-ils adaptés à la diversité extrême du parc matériel Windows ?

Quand presque toutes les fonctionnalités clés sont concernées

L’incident actuel s’inscrit dans une séquence plus longue et plus inquiétante. Quelques mois auparavant, Microsoft avait déjà dû admettre que la quasi-totalité des fonctionnalités majeures de Windows 11 présentaient des dysfonctionnements après une série de correctifs déployés lors d’un Patch Tuesday précédent. Cette reconnaissance faisait suite à une intervention inhabituelle d’un acteur externe : NVIDIA.

Le constructeur de GPU avait en effet été contraint de publier en urgence un correctif pour pallier des problèmes introduits par Windows 11, affectant directement la stabilité et les performances graphiques. Le fait qu’un partenaire stratégique doive corriger les effets secondaires du système d’exploitation souligne une rupture préoccupante dans la chaîne de validation logicielle. Ce n’est plus seulement Windows qui vacille, mais tout l’écosystème matériel qui en subit les conséquences.

Selon les détails rendus publics par l’éditeur, différents correctifs déployés ces derniers mois entraînent des plantages ou des comportements anormaux. Les symptômes sont variés : un menu Démarrer qui refuse de s’ouvrir, un explorateur de fichiers instable, la barre des tâches qui cesse de répondre, les Paramètres système qui ne s’affichent plus, des erreurs d’initialisation de ShellHost ou de StartMenuExperienceHost, voire des crashs répétés d’Explorer.exe.

Dans certains scénarios, l’interface se retrouve dans un état inutilisable dès la première connexion de l’utilisateur. Les environnements non persistants — par exemple les solutions VDI utilisées en entreprise — sont particulièrement touchés. Ce pattern suggère que le problème ne se situe pas uniquement dans l’interface, mais bien dans le chemin de provisioning des applications essentielles au cœur de Windows.

Microsoft a expliqué que la source du problème se situe dans certains composants XAML intégrés aux mises à jour récentes. XAML, qui alimente de larges parties de l’interface moderne de Windows 11, semble échouer au moment où l’OS initialise des vues essentielles pendant la création ou la préparation du profil utilisateur.

Cet échec provoque un effet cascade : si une seule vue XAML critique ne s’affiche pas ou ne se charge pas correctement, c’est tout le Shell de Windows qui peut s’écrouler. Lorsque la barre des tâches, le menu Démarrer ou l’explorateur tombent en panne, l’OS reste techniquement « en vie », mais l’utilisateur n’a plus les moyens d’interagir avec la machine autrement qu’en passant par des outils d’urgence comme PowerShell ou le Gestionnaire des tâches.


Une promesse de performances de plus en plus contestée

À ces défaillances fonctionnelles s’ajoute un autre front, tout aussi sensible pour les professionnels : les performances. Windows 11 a été présenté comme la version la plus rapide et la plus sécurisée jamais conçue par Microsoft. Or, les tests comparatifs accumulés depuis sa sortie racontent une autre histoire.

Dans la majorité des benchmarks, Windows 11 affiche des performances inférieures à celles de versions plus anciennes du système, y compris Windows 10. Qu’il s’agisse de calculs CPU, de performances graphiques ou de réactivité globale, l’écart est souvent défavorable au nouvel OS. Cette réalité est d’autant plus difficile à accepter que Windows 11 impose des prérequis matériels stricts, censés justement garantir un niveau de performance optimal.


Sécurité renforcée, stabilité affaiblie ?

Microsoft justifie en partie ces choix par un renforcement massif de la sécurité. Virtualisation activée par défaut, intégrité de la mémoire, exigences TPM, Secure Boot : Windows 11 multiplie les couches de protection. Sur le papier, la...
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Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 26/01/2026 à 18:30


Ces défaillances en cascade ne pouvaient qu'arriver. La seule incertitude, c'était quand cela se produirait. On dirait qu'on y est.

A force de "changer pour changer", d'ajouter des couches et des couches sur des couches, d'intégrer à l'OS des "software" qui n'ont rien a voir avec l'OS, de se baser sur des fichiers XAML pour l'interface, d'aller de plus en plus vite pour tout changement, d'intégrer Copilote de force partout et dans tout, de réinstaller Edge même si on ne le veut pas, de faire des "mise à jour" même lorsqu'on éteint son PC en précisant qu'on ne veux pas installer des mises à jour, de tout faire reposer sur une connexion internet, j'en passe et des meilleurs.

MS s'est fourvoyé et est en train de détruire une "image de marque" positive en "mage de marque" négative.

Un OS devrait se contenter de jouer son rôle d'OS et rien de plus. Ici, on al'impression d'un immense "glougiboulba" et que plus personne ne s'y retrouve dans la base de code elle-même.

C'est incroyable, surtout que depuis la première version de Windows, tout ce que font 99% des utilisateurs, c'est de cliquer sur quelques icônes pour lancer les 3 ou 4 application qu'ils vont utiliser tout au long de la journée.

Le PDG n'est peut-être pas coupable, mais il est responsable, et devrait présenter sa démission.

Mais c'est une époque charnière, une époque où l'expérience et le savoir des anciens disparaît peu à peu, expérience qui "coûte trop cher" bien souvent. On voit le résultat. A force de donner plus d'importance au "marketing" qu'aux "techniciens", on en arrive a des situations comme celle que vit Microsoft.

Bah, ils devrait repartir de Win 3.11

BàV et peace & love.
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Avatar de Mingolito
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 26/01/2026 à 17:47
T'inquiète pas, c'est Copilot qui génère le code de Windows 11, qui débogue Windows 11, et bientôt Copilot va diriger Microsoft, tout est normal

C'est aussi Copilot qui va gérer les envois de missiles nucléaires, tiens ça me rappelle un film non ?

Pendant ce temps les employés de Microsoft de la génération Z passent leurs journées sur TikTok

3  0 
Avatar de Nb
Membre averti https://www.developpez.com
Le 26/01/2026 à 18:51
<< Le Patch Tuesday de Microsoft est censé incarner la routine rassurante de la maintenance informatique moderne >>
Heu....j ai jamais connu un seul admin rassuré par des patch microsoft quels qu ils soient, pro pas pro.
Microsoft incarne plein de chose mais vraiment pas la fiabilité lol
3  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 26/01/2026 à 17:43
Y-a-t-il encore un pilote dans l'avion?

Une IA peut-être avec son lot d'hallucinations...
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Avatar de OrthodoxWindows
Membre expert https://www.developpez.com
Le 26/01/2026 à 20:09
Visiblement c'est de pire en pire, à chaque mise à jour... Plus ça va, plus Microsoft s'enfonce.

Microsoft, en inventant, avec Windows 10, la prise en charge continue (là où avant, ça fonctionnait via des Service Pack occasionnel) à parallèlement introduit les versions LTSB (puis LTSC) pour les situations de production critique, correspondant à toute les situations où l'OS doit être stable, et ne pas avoir de comportement imprévu. Hors ces version fonctionnent comme par hasard sans mise à jour de fonctionnalité, mais uniquement de sécurité. De ce fait, Microsoft a avoué que les versions standards de Windows ne sont absolument pas fiable à cause des mises à jour intempestives et codées avec les pieds

Citation Envoyé par OuftiBoy Voir le message
A force de "changer pour changer", d'ajouter des couches et des couches sur des couches, d'intégrer à l'OS des "software" qui n'ont rien a voir avec l'OS, de se baser sur des fichiers XAML pour l'interface, d'aller de plus en plus vite pour tout changement, d'intégrer Copilote de force partout et dans tout, de réinstaller Edge même si on ne le veut pas, de faire des "mise à jour" même lorsqu'on éteint son PC en précisant qu'on ne veux pas installer des mises à jour, de tout faire reposer sur une connexion internet, j'en passe et des meilleurs.
+1000. Non seulement j'utilise une version LTSC de Windows, mais en plus, j'ai viré la quasi totalité des éléments XAML, Modern/FluentUI et autre parasite. J'ai aussi viré de très nombreux processus et service n'apportant que de l'instabilité, du tracking et une surcharge du matériel. J'utilise à l'usage quotidien un maximum de logiciel pourvu d'une interface C/Win32 standard, qui est la seule parfaitement compatible avec Windows depuis NT4, la plus rapide et la plus fiable. Tout les OS possèdent des compilateurs et des bibliothèque graphique plus ou moins bien intégrs, sous GNU/Linux, le phénomène est le même et diffère en fonction de plusieurs paramètre. Mais ce qui est cocasse avec Windows, c'est que c'est une technologie considérée comme héritée, apparu avec Windows NT 3.1, qui reste la plus fiable !

Citation Envoyé par OuftiBoy Voir le message
Bah, ils devrait repartir de Win 3.11
Selon moi, cette version, qui est la version finale intégralement fondée sur le DOS, était stable, mais fragile en raison de la conception du DOS.
Les Windows 9.x sont a oublier, des sortes d'OS mutant d'espace utilisateur 32bits sur un DOS toujours 16 bits. Quand à Windows NT, il a dés le départ été plus robuste. A partir de Windows Vista, il s'est mis à être plus stable et plus sécurisé, en grande parti grâce aux progrès hardware, à l'UAC et à l'abandon progressif d'ActiveX, mais malheureusement, il marque aussi le début des conneries de réinvention permanente de roue en terme de bibliothèques graphiques, et à une utilisation de langage managé (type .NET) pour des programmes qui n'auraient pas du l'être. Windows 8 marque quand à lui la première tentative d'introduction d'un écosystème inespéré du mobile, pour ce qu'il y a de pire (lourdeur, absence de choix, fichiers systèmes opaques et verrouillés, pas de personnalisation...). Quand à Windows 10, il marque le début de l'hère des mises à jours catastrophique, de l'absence de choix pour l'utilisateur, et du Windows ultra-bloaté par divers fonctionnalités aussi lourdes qu'inutile, en grande partie à cause de la généralisation de l'écosystème mobile introduit avec Windows 8 (Windows 11 semble juste être un Windows 10 avec les même défauts en 10 fois pire)
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