C’est officiel : Microsoft confirme avoir installé par erreur la nouvelle application OneDrive Photos sur les PC sous Windows 11. L’entreprise va même jusqu’à ajouter qu’il n’existe pour l’instant aucun moyen simple de la désinstaller. Par erreur ? Aucun moyen simple de la désinstaller ? De nombreux utilisateurs expriment leur frustration quant à leur sentiment de ne plus posséder lors ordinateurs. « Nous sommes en train de mettre au point une nouvelle expérience « Photos » dans OneDrive, qui s'est étendue plus largement qu'elle n'aurait dû dans Windows. Nous sommes en train de corriger cela. L'application Photos de Windows vous proposera toujours le choix entre les photos stockées localement et celles stockées dans le cloud, ainsi que la possibilité d'utiliser OneDrive ou non », déclare un responsable de l’entreprise.
En gros, l’entreprise confirme « l’installation par erreur » de la nouvelle application OneDrive Photos sur les PC Windows 11. Des rapports additionnels font état de ce que l'application se réinstalle ou résiste aux méthodes de désinstallation classiques si le client de synchronisation OneDrive reste actif sur le PC. En d’autres termes, il n’existe pour l’instant aucun moyen simple pour monsieur Tout-le-monde de la désinstaller.
L'utilitaire apparaît automatiquement dans le menu Démarrer sans consentement explicite ni annonce dans la feuille de route officielle. Des versions d'entreprise (Windows 11 Enterprise/Pro) ont reçu cette application bêta liée à des comptes personnels, ce qui irrite fortement les administrateurs gérant des parcs informatique.
De nombreux utilisateurs expriment leur frustration quant à leur sentiment de ne pas posséder leurs ordinateursWe are incubating a new photos experience in OneDrive that went more broadly than it should have in Windows. We’re fixing that. Windows Photos will always give you the option of local and cloud photos and the choice to use OneDrive or not.
— Jeff Teper (@jeffteper) August 7, 2026
« Les mises à jour se faisaient autrefois à la main, mais elles sont désormais imposées. Nos PC sont devenus la propriété de Microsoft », s’indigne un utilisateur.
« Les versions modernes de Windows sont des logiciels espions, et peu importe « à quel point Windows 11 pourrait s'améliorer », cela ne changera jamais cet aspect fondamental de leur modèle économique. Nous ne sommes plus à l'époque de Windows XP : nous sommes entrés dans l'ère de la collecte de données par l'IA via des serveurs Oracle et des bases de données divulguées, où toutes les informations sont publiques », ajoute un autre.
« J'ai reçu cette cochonnerie sur Server 2022. Était-ce aussi un accident ? », souligne un autre.
En fait, le cas OneDrive Photos vient allonger la liste de griefs et de choix techniques imposés par Microsoft et qui alimentent les accusations de privation d’autonomie numérique et de coercition envers les utilisateurs de Windows 11.
Dans l’univers Windows, on note de plus en plus l'impossibilité croissante d'utiliser un compte hors-ligne (local) lors de l'installation initiale sans recourir à des astuces techniques bloquées au fil des mises à jour. C’est ce qui ressort d’une annonce selon laquelle Windows colmate davantage de failles qui permettaient d’installer Windows 11 sans se connecter à un compte en ligne.
L'obligation d'avoir une puce TPM 2.0 et un processeur récent rend obsolètes des millions de PC parfaitement fonctionnels et créant une contrainte de renouvellement forcé.
En sus, Microsoft multiple Les manipulations d'interface et les alertes persistantes destinées à empêcher l'utilisation durable d'un navigateur web concurrent à Microsoft Edge comme navigateur par défaut.
L'intégration d'outils d'intelligence artificielle de capture d'écran continue (Microsoft Recall) interroge fortement la souveraineté de l'utilisateur sur ses propres données d'activité.
Enfin, l’on note la présence de la télémétrie et de services continus de suivi des performances et de l'état du système sous Windows 11 dont la transparence ainsi que l’utilité réelle pour l'individu font débat au sein de la communauté.
Windows 11 marque un point de rupture en termes de qualité avec de précédentes moutures du système d’exploitation, selon certains utilisateurs dont un ex ingénieur chez Microsoft
« Windows 11 marque un point de non-retour pour la qualité de Windows. Il est clair que Microsoft s'est séparé de tous ses ingénieurs compétents », assène un utilisateur.
En gros, Windows n’est plus aussi bon comme le souligne aussi un ex ingénieur de Microsoft dans le cadre d’une opération de réécriture en assembleur du bloc-notes.
Le bloc-notes actuel de Windows 11 dispose d’un fichier visible qui sert de lanceur vers une application plus lourde, de l’ordre de plusieurs mégaoctets une fois toutes les fonctions comprises. On parle ici de la correction orthographique, la sauvegarde automatique, les onglets et Copilot. Bref, un lot de fonctionnalités qui éloignent l’outil de sa vocation d’origine.
Concrètement, TinyRetroPad ressemble au Bloc-notes de Windows XP : mêmes menus Fichier, Édition, Format, Affichage et Aide. Le tout est écrit en assembleur, un langage bas niveau qui permet notamment de minimiser la taille de l’application finale.
Plummer a même ajouté les numéros de ligne optionnels, un mode sombre et les raccourcis clavier de l’époque, ce qui a fait gonfler le fichier à 2794 octets. Le code est disponible sur GitHub, avec un exécutable prêt à lancer pour ceux qui ne veulent pas compiler eux-mêmes.
L’ex-ingénieur de Microsoft explique venir d’une époque où les règles étaient claires chez Microsoft. Il rappelle ainsi le bloc-notes servait au texte brut, WordPad gérait le texte mis en forme (le fameux RTF), et l’on apprenait à ne jamais mélanger les deux. Mais aujourd’hui, WordPad a disparu et le bloc-notes a hérité de fonctions dont beaucoup d’utilisateurs ne veulent pas. C’est peu emballé par cette dérive que l’ingénieur dit l’avoir « reconstruit de zéro », sans surcouche ni télémétrie.
Les appels à passer à Linux se multiplient dans ce contexte, mais des retours d'utilisateur continuent de diffuser l'image de système d'exploitation de geek à Linux
« C'est à cause de ce genre de conneries que je suis passé à Linux. Je ne pourrais pas être plus satisfait de ce choix », lance un utilisateur.
« Je suis passé à Linux en janvier dernier et je ne l'ai jamais regretté. Windows et macOS ne me manquent absolument pas », ajoute un autre.
L'enquête sur le matériel informatique menée par Steam montre une augmentation de l'utilisation de Linux, les dernières données font état d’une part globale de Linux qui oscille entre 4 % et 5,3 %. Windows reste dominant avec une part de plus de 90 % parmi les utilisateurs de Steam, Linux a donc encore un long chemin à parcourir. La fragmentation de l’écosystème Linux fait partie des raisons mises en avant par des observateurs de la filière comme justificatif au fait que Linux continue d’être à la traîne sur le desktop face à Windows.
Au sens strict, Linux c’est son noyau, c’est-à-dire cette partie de l’OS qui gère les ressources de l’ordinateur et sert de pont de communication entre les différents composants (matériels et logiciels) ; c’est la partie invisible du système d’exploitation. Au sens large, parler de Linux c’est faire référence à tout système d’exploitation qui s’appuie sur ledit noyau ; c’est l’un des aspects qui fait la particularité de cet OS puisque l’utilisateur peut piquer parmi 319 déclinaisons ou distributions si l’on s’en tient à la liste des LiveCD. Pour monsieur Tout-le-Monde la panoplie de choix est déroutante. Linus lui-même avoue que c’est la raison pour laquelle le système d’exploitation peine à s’imposer dans la filière desktop.
Et vous ?
Partagez-vous le sentiment de nombreux utilisateurs de ne pas posséder leur PC Windows 11 ? Avez-vous envisagé une migration vers Linux ?
Partagez-vous les avis de certains observateurs selon lesquels Linux n’est pas prêt comme alternative à Windows dans la filière des ordinateurs de bureau ?Voir aussi :
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