Il y a une semaine, Microsoft a réaffirmé sa politique selon laquelle les PC doivent être équipés de matériel compatible TPM 2.0 pour pouvoir installer Windows 11. Cependant, dans une démarche inattendue et déroutante, la société a décidé de publier des instructions pour l'installation de Windows 11 sur des PC incompatibles. Toutefois, Microsoft commence les instructions par un avertissement direct : « Il n'est pas recommandé d'installer Windows 11 sur un appareil qui ne répond pas à la configuration minimale requise pour Windows 11. Si Windows 11 est installé sur du matériel non éligible, vous devez être prêt à assumer le risque de rencontrer des problèmes de compatibilité. »La vue d'ensemble
Au départ, Microsoft avait fixé des exigences rigoureuses pour Windows 11, notamment la présence d’un processeur récent (Intel 8e génération ou AMD Zen 2 et au-delà) et l’intégration de TPM 2.0 (Trusted Platform Module). Ces critères visaient à renforcer la sécurité contre des menaces comme les ransomware et à exploiter pleinement les fonctionnalités avancées de l’OS. Cependant, cela avait suscité une forte frustration chez les utilisateurs et les professionnels, car des millions de machines, encore performantes, se retrouvaient exclues.
Face à cette levée de boucliers, Microsoft semble avoir décidé d’assouplir sa position. Désormais, les utilisateurs peuvent installer Windows 11 sur des machines ne répondant pas aux exigences minimales officielles, bien que l’entreprise précise qu’elle ne garantit pas la même stabilité ou la réception de mises à jour régulières sur ces appareils. Cette concession représente une ouverture pour de nombreux utilisateurs, mais elle s’accompagne aussi de zones d’ombre.
Une position ferme
Il y a trois ans, la nécessité de disposer d'un matériel TPM pour Windows 11 constituait l'un des principaux obstacles aux mises à niveau initiales. Et bien que ce problème soit devenu moins important, il reste un point de discorde pour de nombreux utilisateurs. Pour ceux qui espéraient un sursis à l'approche de la fin de vie de Windows 10, Microsoft a anéanti ces espoirs dans un billet de blog publié le 3 décembre.
Le chef de produit Stephen Hosking a alors déclaré que TPM (Trusted Platform Module) 2.0 est une « norme non négociable pour l'avenir de Windows », fermant ainsi la porte à tout support officiel pour les anciens PC qui ne disposent pas de ces puces de sécurité intégrées :
Le billet de blog de Microsoft présente l'argument en faveur de l'exigence de TPM 2.0 en tant que nécessité de sécurité. Les dispositifs TPM sont essentiels pour les outils de sécurité et de cryptage modernes, car ils garantissent que chaque composant de l'ordinateur est fiable et vérifié. Ils sont de plus en plus omniprésents : presque tous les nouveaux ordinateurs portables et de bureau sont équipés d'un processeur intégrant la conformité TPM 2.0, sans qu'aucun composant supplémentaire ne soit nécessaire. C'est même vrai pour le matériel basé sur Arm, comme la nouvelle génération d'ordinateurs portables équipés de processeurs Qualcomm Snapdragon.
[QUOTE=Stephen Hosking]Qu'est-ce que le TPM ?
Le TPM désigne une puce dédiée ou un micrologiciel qui offre des services de sécurité au niveau du matériel pour votre appareil. Il héberge en toute sécurité les clés de chiffrement, les certificats, les mots de passe et...
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