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Windows 11 : Microsoft requiert même TPM 2.0 pour les machines virtuelles tournant sur son OS
Qui n'est donc plus compatible avec les machines virtuelles Oracle VirtualBox

Le , par Stéphane le calme

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Si vous espériez contourner l'exigence TPM 2.0 de Windows 11 en exécutant le système d'exploitation dans une machine virtuelle, vous n'avez pas de chance. Les personnes qui tentent de mettre à jour vers Windows 11 Insider Preview Build 22000.194 dans une machine virtuelle auront remarqué un message les avertissant que « ce PC ne répond pas actuellement à la configuration système requise pour Windows 11 ». Plus précisément, le message explique que « le PC doit prendre en charge le TPM 2.0 ». Mais, comme cela a été le cas à plus d'une occasion avec la configuration système requise pour Windows 11, la confusion abonde à cause de la communication de Microsoft sur le sujet.

Microsoft a annoncé que Windows 11 nécessitera des puces TPM (Trusted Platform Module) sur les appareils existants et nouveaux. Les puces TPM fonctionnent en offrant une protection au niveau du matériel au lieu du logiciel uniquement. Elles peuvent être utilisées pour chiffrer des disques à l'aide de fonctionnalités Windows telles que bitLocker, ou pour empêcher les attaques par dictionnaire de mots de passe. Les puces TPM 1.2 existent depuis 2011, mais elles n'ont généralement été largement utilisées que dans les ordinateurs portables et de bureau professionnels gérés par l'informatique. Microsoft veut apporter le même niveau de protection à tous ceux qui utilisent Windows.

Bien que cette puce soit un composant électronique passif (qui ne peut pas donner d'ordre à l'ordinateur tel que bloquer le système, ou surveiller l'exécution d'une application), elle permet de facilement stocker des secrets (tels que des clés de chiffrement), de manière sécurisée. Aussi, elle va profiter aux utilisateurs en leur offrant une meilleure protection de leurs informations sensibles sur PC par exemple.

Le TPM 2.0 pourrait également permettre de renforcer la sécurité de la fonctionnalité d’authentification biométrique Windows Hello via laquelle les utilisateurs peuvent se connecter sur leur PC après s’être fait identifier par leurs empreintes digitales, leur visage ou un scan rétinien. Dans ce cas de figure, le TPM 2.0 pourra générer et sauvegarder les clés d’authentification dans une zone sécurisée.

Les machines virtuelles n'y échappent pas

Windows 11 n'est plus compatible avec la plateforme de virtualisation Oracle VirtualBox immensément populaire après que Microsoft a modifié ses politiques de configuration matérielle requises pour les machines virtuelles.

Lorsque Microsoft a annoncé pour la première fois Windows 11, ils ont déclaré que les ordinateurs avaient besoin de nouvelles configurations système pour installer le système d'exploitation, y compris un processeur de sécurité TPM 2.0 et Secure Boot.

Même si de nombreuses personnes étaient en colère contre ces nouvelles exigences matérielles, Microsoft n'a pas hésité car ces composants sont utilisés pour alimenter de nombreuses fonctionnalités de sécurité dans Windows 11.

Cependant, comme l'entreprise et les développeurs de logiciels utilisent couramment des machines virtuelles pour tester de nouveaux systèmes d'exploitation, Microsoft a déclaré que Windows 11 ne vérifierait pas le matériel compatible lors de l'installation ou de la mise à niveau.

« Microsoft reconnaît que l'expérience utilisateur lors de l'exécution de Windows 11 dans des environnements virtualisés peut différer de l'expérience lors d'une exécution non virtualisée. Ainsi, alors que Microsoft recommande que toutes les instances virtualisées de Windows 11 suivent les mêmes exigences matérielles minimales que celles décrites dans la section 1.2. , Windows 11 n'applique pas le contrôle de conformité matérielle pour les instances virtualisées lors de l'installation ou de la mise à niveau », explique Microsoft dans son document sur les exigences matérielles minimales de Windows 11.

La semaine dernière, Microsoft a soudainement fait volte-face sans avertissement suffisant et applique désormais la configuration système requise de Windows 11 sur les machines virtuelles (VM) :

« Cette version comprend un changement qui aligne l'application de la configuration système requise de Windows 11 sur les machines virtuelles (VM) pour qu'elle soit la même que pour les PC physiques. Les machines virtuelles créées précédemment exécutant les versions Insider Preview peuvent ne pas se mettre à jour vers les dernières versions préliminaires.

« Dans Hyper-V, les machines virtuelles doivent être créées en tant que machine virtuelle de génération 2. L'exécution de Windows 11 dans des machines virtuelles dans d'autres produits de virtualisation de fournisseurs tels que VMware et Oracle continuera de fonctionner tant que les exigences matérielles sont satisfaites ».

Désormais, lorsque les Windows Insiders tentent de mettre à jour leurs versions de Windows 11 s'exécutant sur des machines virtuelles qui ne prennent pas en charge TPM ou qui utilisent un petit disque système, ils verront un message indiquant*: «*Ce PC ne répond pas actuellement aux exigences du système Windows 11*».

Pour les utilisateurs de VMWare Workstation, Hyper-V, Parallels et QEMU, ce n'est pas un problème car ils prennent en charge l'intercommunication TPM et le Secure Boot.


Cependant, Oracle VirtualBox ne prend actuellement pas en charge ces fonctionnalités, ce qui fait que le nouveau changement de politique de Microsoft fait en sorte que vous ne pouvez pas utiliser Windows 11 sur VirtualBox.

Cependant, Brandon LeBlanc de Microsoft a précisé que « les versions de prévisualisation Dev et Beta Channel de Windows 11 s'exécuteront sur des machines virtuelles utilisant une variété de produits de virtualisation si les exigences matérielles sont remplies. Je ne peux pas parler de détails sur ce que les autres produits de virtualisation prennent en charge ».


Les développeurs de VirtualBox travaillent sur un correctif

Les développeurs d'Oracle VirtualBox travaillent sur un pilote passthrough (dans le traitement du signal, un passthrough est une porte logique qui permet à un signal de «traverser» sans modification, parfois avec peu de modification) qui permettra au TPM d'un hôte de passer à l'invité Windows 11.

Une fois cette opération terminée, un appareil Windows 11 verra le TPM d'un hôte et devrait permettre aux mises à niveau et aux installations de Windows 11 de se poursuivre.

Contrairement à VMware, qui crée un TPM virtuel, le nouveau pilote de VirtualBox nécessitera qu'un hôte dispose d'un processeur TPM 2.0 pour que cette fonctionnalité marche.

Cependant, comme le pilote en est encore à ses débuts, il n'est pas clair s'il sera disponible lors de la sortie officielle de Windows 11 le 5 octobre.

VirtualBox étant une plateforme de virtualisation très populaire en raison de sa gratuité et de sa facilité d'utilisation, ce manque de support affectera de nombreuses personnes qui souhaitent continuer à tester ou s'informer sur le système d'exploitation.

Sources : Microsoft, VirtualBox

Et vous ?

Quelle lecture en faites-vous ?

Voir aussi :

Microsoft prévoit de construire 50 à 100 nouveaux centres de données chaque année et propose une expérience immersive pour montrer comment fonctionne un centre de données Microsoft « typique »
Windows 11 Home nécessitera un compte Microsoft, la version 11 Pro est libérée de cette contrainte, et pourra utiliser un compte local au début du processus d'installation
Microsoft annonce la disponibilité de .NET 6 Preview 4 qui apporte l'expérience Hot Reload à Visual Studio et aux outils de ligne de commande

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Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 20/09/2021 à 10:47
Citation Envoyé par redcurve Voir le message
Il y a encore des gens qui utilisent virtualbox
Si tu as un meilleur alternative multiplateforme et libre, je suis preneur.
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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 06/10/2021 à 16:42
Windows 11 : Brave et Firefox interceptent les liens qui s'ouvrent de force dans Microsoft Edge,
Brave prévoit d'aller plus loin en interceptant les liens Windows Search/Cortana vers Bing et en les redirigeant vers le moteur de recherche par défaut

Brave prévoit d'intercepter les liens Windows Search/Cortana vers Bing et de les rediriger vers le moteur de recherche par défaut de ses utilisateurs à la place. Daniel Aleksandersen, le développeur d'EdgeDeflector tire la sonnette d'alarme

Dans l'actuel système d'exploitation Windows 10, pour changer le navigateur par défaut, il suffit de naviguer dans le menu Démarrer, de taper Applications par défaut, de trouver le menu déroulant du navigateur Web et de sélectionner le navigateur par défaut souhaité selon vos principes et vos goûts. Cependant, ce n'est pas ainsi que cela fonctionne dans Windows 11. La prochaine version de Windows 11 pourrait rendre encore plus difficile le changement de navigateur par défaut. Bien que Microsoft apporte de nombreux changements positifs à l'interface utilisateur de Windows 11, pour certains utilisateurs avisés, l'expérience des applications par défaut constitue un retour en arrière et les responsables des navigateurs concurrents comme Mozilla, Opera et Vivaldi sont mécontents.

Dans une bêta de Windows 11, Microsoft a modifié la façon dont les utilisateurs définissent les applications par défaut. Comme dans Windows 10, une invite apparaît lorsque vous installez un nouveau navigateur et ouvrez un lien Web pour la première fois. Si l’utilisateur oublie de définir son navigateur par défaut au premier lancement en cliquant sur la case « Toujours utiliser cette application », l'expérience de changement pourrait devenir difficile et très confuse par rapport à Windows 10. Chrome et de nombreux autres navigateurs rivaux invitent souvent les utilisateurs à les définir par défaut et renvoient les utilisateurs de Windows à la partie applications par défaut des paramètres pour activer cette fonction.

Cette fois-ci, modifier les applications par défaut dans Windows 11 n'est pas aussi simple que de cliquer sur le paramètre « Navigateur Web » et de sélectionner le navigateur de votre choix. Vous devez maintenant rechercher chaque extension de fichier et chaque protocole (HTM, HTML, PDF, SHTML, SVG, WEBP, XHT, XHTML, FTP, HTTP et HTTPS) et les associer manuellement au programme que vous souhaitez utiliser.


Il y avait deux changements fonctionnels dans la version bêta de Windows 11 qui rendent le changement de navigateur plus ennuyeux. La première est que le système d'exploitation ne fait plus apparaître une fenêtre demandant si l’utilisateur souhaite changer de navigateur. La deuxième est que l'écran Applications par défaut a supprimé les grandes catégories d'applications actuellement disponibles dans Windows 10. Windows 10 permet de définir l'application de messagerie, l'application de cartographie, le lecteur de musique, la visionneuse de photos, le lecteur vidéo et le navigateur Web par défaut à partir de l'écran des applications par défaut, tandis que Windows 11 oblige l’utilisateur à choisir d'abord une application et à attribuer des valeurs par défaut, une extension de fichier à la fois.

Mozilla réussit à contourner les paramètres de navigateur par défaut à la peau dure de Microsoft

Exaspéré par la nouvelle interface des applications par défaut de Windows 11, Mozilla a contourné les protections de Microsoft pour rendre plus facile de passer à Firefox par défaut.

A partir de Firefox 91, vous pouvez désormais définir Firefox par défaut à partir du navigateur en cliquant sur le bouton « Make Default », et il fera tout le travail en arrière-plan sans vous rediriger vers l'écran de paramètres "Applications par défaut" de Windows 10 ou Windows 11.


Grâce à de l'ingénierie inverse, Mozilla a pu contourner les protections anti-piratage que Microsoft a intégrées à Windows pour garantir que les logiciels malveillants ne puissent pas pirater les applications par défaut.

« Tous les systèmes d'exploitation devraient offrir un support officiel aux développeurs pour le statut par défaut afin que les utilisateurs puissent facilement définir leurs applications par défaut. Comme cela ne s'est pas produit sur Windows 10 et 11, Firefox s'appuie sur d'autres aspects de l'environnement Windows pour offrir aux utilisateurs une expérience similaire à celle que Windows fournit à Edge lorsque les utilisateurs choisissent Firefox comme navigateur par défaut », affirme Mozilla, clairement fatigué de la manière dont Microsoft complique les choses.

Ce n'est pas la première fois que Mozilla s'insurge contre les choix de Microsoft relatifs à la définition du navigateur par défaut sur Windows. En 2015, suite à la sortie de Windows 10, le PDG de Mozilla Chris Beard a envoyé une lettre ouverte au PDG de Microsoft, Satya Nadella, pour exprimer son mécontentement face au choix de Microsoft Edge comme navigateur par défaut ; un choix qui selon lui s'est fait au détriment de la « volonté de l’utilisateur ». Il a dénoncé le fait que « l’expérience de mise à jour [vers Windows 10] semble avoir été conçue pour se débarrasser des choix qui ont été faits par les clients en ce qui concerne l’expérience Internet qu’ils veulent, et les remplacer par ceux que Microsoft a décidés pour eux ». S'il était toujours techniquement possible de conserver les paramètres par défaut des utilisateurs, Chris Beard regrettait que la conception de l’expérience de mise à jour et l’API des réglages par défaut ont été modifiées pour rendre cela moins évident et plus difficile.

Microsoft a peut-être de véritables raisons, notamment liées à la sécurité, de rendre plus difficile le changement des applications par défaut, mais cela porte préjudice à la concurrence qui ne demande que des règles du jeu équitables. Maintenant que Firefox est dans une condition précaire en termes de popularité, avec près de 50 millions d'utilisateurs perdus en trois ans, il est évident que l'organisation ne pouvait pas restée les bras croisés face à cette situation qui pourrait l'enfoncer davantage. C'était la goutte d'eau qui a fait débordé le vase.

Brave entre dans la danse

Microsoft a relancé par inadvertance la guerre des navigateurs Web, notamment en rendant plus difficile la modification du navigateur Web par défaut et en étendant l'utilisation de liens qui forcent l'ouverture d'Edge au lieu du navigateur par défaut.

Ce dernier problème est quelque chose qui n'est pas inhérent à Windows 11. Si vous utilisez Cortana, l’assistante virtuelle de Windows 10, vous aurez sans doute remarqué qu’elle renvoie systématiquement toutes les recherches sur le Web à Microsoft Edge et ce même si ce n’est pas votre navigateur Web par défaut. En fait, au lieu d'utiliser des liens https: réguliers, Microsoft a commencé à remplacer les liens dans le shell Windows et ses applications par des liens microsoft-edge:. Seul son navigateur Edge reconnaissait ces liens, il s'ouvrirait donc quel que soit le paramètre par défaut de votre navigateur.

Pour y remédier, depuis 2017 il existe une petite application open-source baptisée EdgeDeflector. Il s'agit d'une application qui, une fois installée, s’occupera de rediriger toutes les ouvertures d’URL dans votre navigateur Web par défaut. Ainsi, EdgeDeflector obligera Cortana et toutes les autres applications de Windows 10 à ouvrir les liens dans votre navigateur Web préféré et non plus dans Microsoft Edge. L’application fonctionne de manière transparente en arrière-plan et ne se lance que lorsqu’un lien doit être dévié loin de Microsoft Edge.

Le navigateur Web Brave a ajouté la prise en charge du schéma URL microsoft-edge: avec la version 1.30.86, publiée la semaine dernière. Ainsi, vous n'avez plus besoin d'installer EdgeDeflector si vous utilisez Brave comme navigateur par défaut. Il apparaîtra en option lorsque vous cliquerez sur un lien microsoft-edge:.

Cela fait de Brave le premier navigateur Web à implémenter la prise en charge du schéma d'URL de Microsoft. Cependant, ce n'est pas le seul navigateur à le faire. Le développeur de Mozilla Masatoshi Kimura a également écrit des correctifs pour implémenter le protocole dans Firefox. Il doit encore passer l'examen et être fusionné dans Firefox, mais le processus est lancé. La mise en œuvre de Firefox fait partie de son travail global d'intégration du shell Windows 11.

Aussi, Daniel Aleksandersen, le développeur d'EdgeDeflector a noté :

« Les nouvelles implémentations dans Brave et Firefox suivent la logique d'analyse exacte que j'ai écrite pour EdgeDeflector. Ce n'est pas la seule façon de les analyser, ce n'est pas la meilleure façon de les analyser, mais c'est la façon dont chaque implémentation tierce les analyse désormais. Aucune des bases de code n'attribue le code à EdgeDeflector, bien que les deux s'en inspirent clairement. (Ne vous méprenez pas, ça me va.)

« Vous pouvez, bien sûr, continuer à utiliser EdgeDeflector et le laisser faire son choix en faveur des consommateurs, quel que soit le navigateur de votre choix. Cela devient de moins en moins pertinent maintenant que de plus en plus de navigateurs gèrent nativement le protocole ».

Brave Software envisage également d'aller plus loin. La société prévoit d'intercepter les liens Windows Search/Cortana vers Bing et de les rediriger vers le moteur de recherche par défaut de ses utilisateurs à la place.


Si cela peut sembler une bonne chose pour certains, le développeur d'EdgeDeflector émet des réserves :

« Je ne suis pas fan de cette décision. Microsoft utilise sa position sur le marché pour promouvoir son moteur de recherche de manière très visible dans le shell Windows. C'est un peu dégoûtant car Brave Software bénéficie financièrement du fait de diriger davantage de recherches vers ses partenaires fournisseurs de recherche et son propre portail Brave Search.

« Brave s'aventure dans des eaux dangereuses et inexplorées en réécrivant la destination d'un lien. Cela ressemble aux tactiques de "hacking de croissance" employées par les portails de recherche [principalement russes] et les logiciels malveillants qui prévalaient vers 2010. Ces applications potentiellement indésirables (PUA*; familièrement connues sous le nom de "crapware") redirigeraient les liens de recherche, remplaceraient ou injecteraient des codes d'affiliation, et lien vers des fermes de frame qui entoureraient une page avec des annonces supplémentaires.

« Il était courant de regrouper ces PUA avec les programmes d'installation d'autres logiciels populaires de l'époque. Ce que l'on appelle les "revenus du chemin d'installation" ont été la source principale de financement des logiciels gratuits pendant plus d'une décennie. Cela a finalement nécessité que les navigateurs Web et les systèmes d'exploitation implémentent des "protections des paramètres de recherche" et des "protections des paramètres de navigateur par défaut".

« Les navigateurs Web modernes implémentent des protections qui tentent de bloquer les modifications de leurs paramètres de moteur de recherche par défaut. Ces protections bloquent les modifications non autorisées des paramètres de recherche, mais protègent également le flux de revenus des navigateurs des partenaires de recherche. Malheureusement, il s'est avéré difficile de faire la distinction entre une modification du paramètre initiée par l'utilisateur et les modifications apportées par un logiciel malveillant. Les navigateurs Web ont eu du mal à naviguer dans ces eaux au fil des ans, et cela a entraîné de nombreux changements hostiles pour les utilisateurs. Par exemple. il est devenu difficile à gérer, à sauvegarder et à restaurer le profil de votre navigateur.

« De même, les systèmes d'exploitation, notamment Android, iOS, macOS et Windows, incluent des protections pour empêcher les modifications non autorisées des paramètres par défaut du navigateur Web. Prenons tous une minute pour comprendre que Windows 11 répond désormais à la définition d'un PUA en subvertissant les paramètres par défaut du navigateur.

« Agacé par les changements anticoncurrentiels de Microsoft sur Windows 11, Mozilla a mis ses développeurs sur la tâche de cracker la protection du navigateur par défaut dans Windows 11. Malheureusement, ils ont réussi. Ce succès n'est cependant pas une bonne chose. La protection du navigateur par défaut est là pour une raison, et ce n'est pas seulement un problème antitrust. Si Mozilla peut le contourner, le PUA et les logiciels malveillants le peuvent aussi.

« Certaines applications Microsoft disent explicitement «*Ouvrir avec Bing*» ou «*Rechercher avec Bing*». Dans ces situations, Brave brisera les attentes des utilisateurs en les redirigeant ailleurs. Là encore, de nombreux liens dans le shell Windows ressemblent à des liens vers la documentation, mais renvoient plutôt à un résultat de recherche Bing. Dans Windows 7 et versions antérieures, ces liens pointaient directement vers la documentation rédigée par Microsoft.

« Je pense qu'il est anticoncurrentiel de la part de Microsoft d'ignorer le paramètre de navigateur par défaut pour promouvoir son propre navigateur Web. Cependant, je suis moins convaincu du détournement de liens de recherche. Si l'utilisateur saisit une requête de recherche dans un champ de recherche Bing, le résultat attendu est sûrement de se retrouver sur Bing. Les utilisateurs peuvent être en désaccord avec la décision de conception d'inclure une zone de recherche Bing dans le shell Windows, mais ils ont quand même choisi de l'utiliser.

« On m'a demandé de mettre en œuvre une redirection Bing-to-Google dans EdgeDeflector depuis le premier jour. J'ai toujours refusé ; EdgeDeflector a toujours consisté à restaurer la fonctionnalité des paramètres par défaut du navigateur. Les utilisateurs peuvent toujours installer des extensions de redirection dans leurs navigateurs Web s'ils ne veulent vraiment jamais se retrouver sur Bing. Cependant, le choix des moteurs de recherche par les utilisateurs est, du moins dans mon esprit, distinct de leur choix de navigateurs Web. Bien que ce ne soit peut-être plus le cas, car de moins en moins de personnes sont conscientes de la différence.

« La guerre des navigateurs semble se préparer à une relance. La partie est lancée  — et je dois dire que le timing est étrange. Les régulateurs du monde entier scrutent de manière agressive les grandes entreprises technologiques à la recherche de pratiques anticoncurrentielles, mais tout le monde sur le terrain la joue de moins en moins réglo.

« Alors, comment en sommes-nous arrivés là ? Jusqu'à la sortie de la version 14 d'iOS en septembre 2020, vous ne pouviez pas modifier le navigateur Web par défaut sur les iPhones et les iPads. Google propose de nombreuses applications pour iOS, dont un shell pour son navigateur Chrome. Pour lier toutes ses applications, Google a introduit un système d'URL googlechrome en février 2014. Il pourrait utiliser ces liens pour vous diriger depuis son application Search ou Mail vers Chrome au lieu du navigateur Safari d'Apple.

« Ces schémas d'URL spécifiques aux fournisseurs ont été introduits pour lutter contre le comportement anticoncurrentiel d'Apple sur sa plateforme iOS. Microsoft vient de renverser la situation et de modifier de plus en plus de liens dans son système d'exploitation et ses applications pour utiliser son schéma d'URL spécifique au fournisseur. Le péché originel était celui d'Apple, mais Microsoft engloutit le jus de la pomme avec enthousiasme ».

Sources : billet Daniel Aleksandersen, BugZilla, Brave, Brave (gestion des recherches), Chrome

Et vous ?

Quelle lecture en faites-vous ?
Partagez-vous les craintes de Daniel Aleksandersen qui pense que si Firefox a pu contourner les protections du navigateur par défaut sur Windows, alors des logiciels indésirables peuvent en faire de même ?
« Brave s'aventure dans des eaux dangereuses et inexplorées en réécrivant la destination d'un lien. Cela ressemble aux tactiques de "hacking de croissance" employées par les portails de recherche [principalement russes] et les logiciels malveillants qui prévalaient vers 2010. Ces applications potentiellement indésirables (PUA*; familièrement connues sous le nom de "crapware") redirigeraient les liens de recherche, remplaceraient ou injecteraient des codes d'affiliation, et lien vers des fermes de frame qui entoureraient une page avec des annonces supplémentaires ». Partagez-vous son point de vue ?
Vers une nouvelle guerre des navigateurs ?

Voir aussi :

Firefox a perdu près de 50 millions d'utilisateurs en 3 ans, il passe de 244 millions à la fin de 2018 pour 198 millions à la fin du 2T21
Microsoft aurait rendu plus difficile le changement de navigateur par défaut dans Windows 11, le choix du navigateur par défaut devrait être une solution simple
Mozilla n'est pas du tout content de l'adoption de Chromium par Microsoft, les navigateurs non basés sur la techno de Google sont-ils en danger ?
Mozilla s'est débarrassé de tous les ingénieurs travaillant sur le moteur de rendu Servo, lorsque l'entreprise a annoncé en août son intention de licencier environ un quart de ses effectifs
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Avatar de FatAgnus
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 20/09/2021 à 10:18
Citation Envoyé par redcurve Voir le message
Il y a encore des gens qui utilisent VirtualBox
Pire il existe des gens qui utilisent encore Windows c'est pour dire... J'utilise encore VirtualBox, mais sur Ubuntu. Plus par habitude qu'autre chose. Je suis content de pouvoir utiliser GNU/Linux et ainsi pouvoir échapper aux nombreuses contraintes imposées par Microsoft pour pouvoir juste installer un système d’exploitation. Windows est vraiment à des années lumières de la philosophie du logiciel libre.
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Avatar de fodger
Membre averti https://www.developpez.com
Le 11/10/2021 à 13:48
ne pas se jeter sur la nouveauté !
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Avatar de Jeff_67
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 14/10/2021 à 18:00
Citation Envoyé par zebul66 Voir le message
Je crois qu'il y a certains qui sont capables de faire des OS bien plus sécurisé sans avoir d'exigences matérielles comme celle requises par Windows 11. Je pense à OpenBSD par exemple.
Linux s'en sort mieux aussi (?)

Enfin, j'aimerais qu'on est à l'esprit ces nouvelles exigences matérielles (pour la sécurité !) quand une nouvelle faille majeure sera découverte dans Windows 11....
Et on se dira que ça n'a servi à rien...
Sans compter que des chercheurs ont réussi à mettre en échec le TPM dans sa version la plus récente : https://arstechnica.com/gadgets/2021...in-30-minutes/
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Avatar de TotoParis
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 14/10/2021 à 21:53
Donc, en gros, avec la pénurie de composants électroniques, au point que même APPLE doit réduire sa production d'iPhones 13, il va vite y avoir plein d'ordinateurs soudainement devenus obsolètes en quelques mois...Et nous voulons sauver la planète...Enfin, pas tout le monde visiblement. Ce capitalisme de prédation est comme les dinosaures.
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Avatar de kain_tn
Membre expert https://www.developpez.com
Le 20/09/2021 à 14:24
Ce qui est incroyable, c'est qu'il y a à moins de 10 ans, quand Microsoft avait commencé son délire de contrôle avec la XBox par exemple (connexion Internet obligatoire permanente, impossibilité de revente des jeux d'occasion, etc), les gens l'avaient envoyé se brosser au point qu'ils avaient fait marche arrière et arrêté de prendre leurs clients pour des cons.

En 2021, ils reviennent avec leurs cochonneries de DRM (TPM 2 obligatoire par exemple, pour y cacher les clés) et là personne ne s'offusque. Au contraire, il faut implémenter TPM même dans des VMs...
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Avatar de Jean-Jean60
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 20/09/2021 à 14:59
Aujourd'hui nous sommes soit disant dans un monde communication ... et personne ne communique sur ce qui est important.
Canal plus change sa numérotation comme bon lui semble (alors qu'une simple "routine" pourrait pallier à cela), plus personne ne communique dans le bon sens du terme.
Beaucoup de site nous oblige à retaper nous coordonnées pour poser des questions alors que nous nous sommes connectés, ... et j'en passe et des meilleurs.
Merci Mozilla pour son action et à développez.com nous relayer les infos.
A plus PJ
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Avatar de denisys
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 07/10/2021 à 20:53
Bill Fassinou:
Quelques jours après la sortie de Windows 11,
Microsoft publie un article dans lequel il montre comment contourner
les contrôles de la puce TPM 2.0 et du CPU (le TPM 1.2 est toujours requis)
La bonne question est …
Pourquoi Microsoft a crée cette contrainte, d’installation.
Pour finalement , créer une solution de contournement , de cette contrainte ???
Vive le grand shadok !!!
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Avatar de Waikiki
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 08/10/2021 à 12:19
Ce que je souhaiterai surtout c'est qu'ils bossent sur les performances E/S pour les systèmes montés dans wsl2. Ils sont tellement dans la panade sur ce point, qu'ils ont ajouté une ligne dans leur comparatif wsl1 vs wsl2 pour prévenir que les perfs d'E/S sont à la ramasse si vous travaillez or du système de fichiers de votre wsl2.
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